©Andrea Szilasi

Andrea Szilasi

Oeuvres récentes

Du 8 au 31 octobre 1999

La photographie a, comme nul autre médium, forgé notre perception du corps représenté.

Mon travail se réfère à divers aspects du corps humain, comme la sexualité, la communication verbale et gestuelle, les fonctions corporelles et les interactions émotionnelles.

«Dans l'organisation de la connnaissance, le corps humain est un objet de premier plan. Propre à susciter de multiples incertitudes, sa rencontre inquiète d'une âme ou d'un esprit produit les recherches métaphysiques, philosophiques, théologiques et psychanalitiques les plus intenses. Il génère aussi les destins les plus troubles, les plus noircis».(1)

«Connue pour sa photographie plasticienne, composée de tissages et de collages d'images de corps ou de parties du corps isolés dans des arrière-plans sans références à l'espace et au temps, Szilasi offre ici un environnement au corps. Un reposoir en quelque sorte. Bucolique - un bord de lac boisé un jour d'été -il teinte d'ironie cette démonstration de l'extrême conscience de l'acte photographique».(2)

«Quelques-unes de ses oeuvres affleurent à la surface l'image incomplète d'un appareil photographique, comme une sorte de réalité absente de l'image que l'artiste voulait saisir et qui traditionnellement se dérobe dans le dispositif photographique. De cette manière, le point de vue est télescopé à même le champ de vision donné par la photographie. Ainsi le dispositif se dédouble : L'artiste nous positionne exactement là où elle se plaçait pour prendre l'image».(3)

«Elle s'autorise d'habiles confusions de genres. Ses images décomposent et représentent le corps dans un morcellement inépuisable. Le corps ou ses parties, comme l'environnement dans lequel ils évoluent, sont volontairement dénudés/dénués d'apparat. Les images empruntent l'apparence d'une véritable mosaïque photographique, avec de fascinantes gradations de tons passant du blanc, au gris, au noir».(4)


Notes biographiques

Andréa Szilasi a reçu un Baccalauréat en études cinématographiques et en langues et littératures françaises de l'Université de Toronto, avant de recevoir un Baccalauréat ès arts plastiques de l'université Concordia. Elle a fait de nombreuses expositions en solo (récemment à la galerie Circa) et collectivement, notamment à Clark (Montréal) et à VU (Québec) et à la galerie torontoise Archive. Elle vit et travaille à Montréal.

Notes
(1)
. Sylvie Fraser, CIRCA, catalogue échange Montréal/Calgary 1998
(2). Jennifer Couëlle, Art press # 244, mars 1999
(3)
. Bernard Lamarche, Le Devoir, 6/7 février 1999
(4)
. Marie-Lucie Crépeau, VU, Tout Un Chacun, janv./fév. 1997