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Le
détour
des derniers jours
Le 7 décembre 1999
Chicoutimi, 7 décembre 1999. L'équipe
de Séquence a le plaisir de vous inviter, cordialement, à
l'événement Le détour des derniers jours,
activité de fin de siècle qui aura lieu au cours de
la soirée du vendredi 17 décembre.
Dans le cadre d'une soirée
progressive nous serons fiers, entre autres, de faire le lancement
de la publication La poésie possible des limites de
Carol Dallaire et Jun Zhang avec les auteurs : Jean Arrouye, Richard
Baillargeon et Michaël La Chance aux éditions LE SABORD.
Par ailleurs, cette soirée
sera aussi l'occasion pour des étudiants en art (collège-1)
du Cégep de Chicoutimi, sous la supervision de Daniel Dutil,
de montrer leur recherche photographique. Après avoir investi
les espaces/ateliers, ceux-ci auront disposé et structuré
une mise en place convenant adéquatement à l'esprit
de leur travail.
En troisième partie, vers 19h00, Musiques pour catastrophes imaginaires. Séquence
invite les RADICAUX LIBRES, groupe d'interventionnistes en musiques
improvisées et en performances qui ne craint pas de dépeigner
les conventions, de travestir la réalité et, dans
ses temps libres, de s'élever contre la consommation abusive
de la pomme de terre amalgamée à la sauce brune et
au fromage cheddar en grains. Dans l'intimité de rencontres
fortuites, les membres du groupe offrent des réminiscences
de chaos primitifs et urbains ainsi que des silences zen brefs, intenses
et spontanés. Toujours ils tentent de tirer parti de ce que
Boulez nomme l'Indiscipline locale. Chacun des partenaires
des groupes qui se font et se défont au gré des événements
montre ainsi sa liberté de choix, décision et de refus.
Ils reprennent à leur compte,
pour l'événement Musiques pour catastrophes
imaginaires, un argument de Luigi Russolo à savoir
que toute manifestation de vie est accompagnée de bruits;
le bruit étant naturel et familier, mais toujours confus et
irrégulier. La musique étant indépendante de
la vie, mais devenant trop souvent si familière à nos
oreilles que nous ne l'entendrons plus.
Le trop méconnu critique
panaméen Alberto Écho a écrit du travail de
ce groupe dont il comprend, dit-il, le sens profond : «Yé
né po plou dormir, elle... m'habite... cette chose».
Moinesse bouddhiste luxembourgeoise en exil sur les chemins de fer
du Tibet, La Xoss Ing (prononcer La Cross Ing), spécialiste
de la musique sérielle austro-nippone post-stockausennienne
et néanmoins fan de Nirvana, lors d'un de ses rares moments
de totale conscience, aurait déclaré à un journaliste
bulgare égaré et migraineux: «Quel méchant
bardas atonal».
Venez vivre avec nous Le
détour des derniers jours. L'équipe de Séquence
profite de cette livraison pour vous souhaiter, à vous et
à vos proches, ses meilleurs voeux en cette période
du temps des fêtes.
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